Les drogues du viol ont fait 94 victimes en un an en France


Un total de 94 cas de personnes droguées à leur insu, victimes ensuite d’agressions sexuelles ou de vols, ont été recensés entre avril 2005 et mai 2006, selon une enquète nationale.

La soumission chimique se définit comme l’administration à des fins criminelles ou délictuelles d’un ou de plusieurs produits psychoactifs à l’insu de la victime.

Les médicaments anxiolytiques et les hypnotiques sont les substances les plus utilisées par les agresseurs, ajoutées ou non à des boissons alcoolisées. Le recours à des anesthésiques, en particulier le GHB, surnommé « drogue du viol », est beaucoup plus rare.

Agées en moyenne de 33 ans, les victimes sont majoritairement des femmes (66 %), elles subissent le plus souvent des agressions sexu­el­les (43 %) ou des vols (38 %). Quelque 16 % des victimes de « soumission chimique » étaient des mineures, une proportion plus élevée que lors de la dernière enquète, datant de 1995.

Outre les 94 cas de « soumission chimique » à l’insu de la victime, 98 cas de « prise de produit sous la menace ou volontairement », ont par ailleurs été recensés.

(AFP)

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