Un test pour jeunes drogués fait débat
Un test pour déceler les drogues alimente la polémique, relate “20 minutes” mercredi. Grâce à lui, les parents peuvent savoir si leur enfant a consommé des substances comme le haschisch, la marijuana, la cocaïne et l’héroïne.
Face à la forte demande, un fabricant a développé un produit disponible en pharmacies et qui se vend bien, assure le journal gratuit. Selon lui, le fabricant Amapharm a déjà écoulé mille de ces tests de dépistage en Suisse romande pour le seul mois de mai. Le tout pour un prix de vente de 20,6 francs.
Le test permet de découvrir dans l’urine des traces de drogues jusqu’à cinq jours après la consommation. “C’est en raison de la demande de pharmacies genevoises que nous avons développé ce produit”, assure Heinrich Joos, directeur d’Amapharm, interrogé par “20 minutes”.
Déjà des critiques
Si le procédé est légal, des voix se font déjà entendre pour critiquer la légitimité de ce test. “La prévention repose sur le dialogue et la relation de confiance au sein de la famille. Si les parents appliquent à leurs enfants une méthode utilisée dans les enquètes pénales, c’est que l’éducation a été un échec”, argumente Jean-Christophe Sauterel, de la police vaudoise, dans le journal gratuit.
“Ce test aura peut-être le mérite de permettre de crever l’abcès et de mettre les choses sur la table, mais les jeunes risquent de trouver des parades”, estime de son côté Serge Bregnard, président de Swiss Prévention.
swisstxt/boi
Mots-clés : suisse, Testing
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