Le local d’injection sème la zizanie


Les esprits se sont échauffés mardi soir lors de questions liées à des détails de ce projet qui fait l’objet d’un référendum. La droite a quitté la salle après un vote contesté.

«Des débats dans une ambiance digne.» Voilà comment les partis politiques s’enorgueillissaient de la décision, fortement polémique, du Conseil communal d’accepter la création d’un local d’injection le 15 mai dernier. Cet état d’esprit n’aura pas dur’ longtemps. Lors de la dernière séance du plénum, mardi soir, les esprits se sont rapidement échauffés. Le lancement de la campagne référendaire sur cet objet soumis aux Lausannois le 8 juillet n’est certainement pas étranger à cette «ambiance détestable», selon l’expression de plusieurs élus. La droite a même quitté la salle à la fin des débats, pour dénoncer «l’attitude arrogante» de la gauche.

Motif de ce courroux: un vote sur une résolution de la libérale de LausannEnsemble Nicole Grin, réclamant la transparence dans les coûts financiers pour la création du local d’injection. Une demande sans enjeu, puisque la Municipalité devra de toute façon rendre des comptes au Conseil communal sur sa gestion lors de l’achat du bâtiment de César-Roux, pour environ 8 millions de francs. Dans un premier temps, cette résolution avait été acceptée par 11 voix d’avance. La présidente du groupe socialiste, Solange Peters, a alors réclamé un nouveau vote.

Remise à l’ordre dans les rangs socialistes

Et là , surprise: le non l’emporte de justesse. Il grappillera encore quelques voix de plus lors de l’appel nominal. Motif de ce petit miracle mathématique: quelques conseillers communaux roses ont changé d’avis entre les différents votes. De quoi provoquer la colère de la droite, qui a dès lors quitté la salle. «De toute façon, nous avons le quorum, nous pouvons continuer», a commenté Solange Peters, devant les rangs déserts de la minorité.

La soirée était sur le point de se terminer, après plusieurs moments de tension liés à des questions répétitives de la droite sur le local d’injection. Et visiblement, les réponses du municipal Jean-Christophe Bourquin ont le don d’agacer le plénum. «C’est vrai que je réponds un peu sèchement. Mais ils me posent vingt fois la question et font semblant de ne pas comprendre ma réponse.» Et cela va certainement continuer jusqu’au 8 juillet prochain.

Source : 24heures.ch

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