Coke, ecsta, cannabis, le point sur la dope à Paris


La consommation de cocaïne est en hausse et se banalise, celle du cannabis se maintient et l’ecstasy se sniffe. L’ob­servatoire régional de santé d’Ile-de-France a publié hier un rapport sur la toxicomanie et les usages de drogues à Paris, où il livre les tendances observées en 2006. Sandrine Halfen, qui a coordonné l’étude, raconte l’inquiétante montée de la cocaïne. La coke « a une bonne image et est devenue moins cher ». Autrefois réservée à « une élite culturelle et intellectuelle », elle est désormais consommée « dans les clubs et les bars, son usage est banalisé ». Et il y a « beaucoup de revendeurs, car certains usagers en écoulent pour financer leur consommation personnelle, à l’image du cannabis ».

Côté ganja justement, la consommation se maintient mais de récents scandales sur de l’herbe coupée avec des produits toxiques auraient poussé plus d’utilisateurs à produire leurs propres plants. A l’observatoire de la santé, on note surtout de nouveaux modes d’absorption des produits. La cocaïne fumée est en train d’apparaître, tout comme l’ecstasy en poudre, sniffée, aux effets plus forts. « La tendance lourde est également la polyconsommation », prévient Sandrine Halfen, qui évoque des cocktails « cocaïne, ecstasy, cannabis, alcool » particulièrement détonants.

Enfin, 2006 se caractérise par une forte hausse du trafic de médicaments, Skénan et Subutex en tête, deux antalgiques très puissants uniquement accessibles par ordonnance. Depuis un an, trois affaires mêlant des médecins à ce type de trafic ont éclaté à Paris.

L’étude complète sur le site : Observatoire régional de Santé de l’île-de-France

Source : 20minutes

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