Canada : Les détenus doivent être sensibilisés aux risques du VIH
Les résultats d’une nouvelle étude sur la prévalence du VIH et de l’hépatite C dans des prisons provinciales du Québec et des établissements de détention provisoire en Ontario montrent la nécessité de mieux sensibiliser les détenus, et d’améliorer les mesures de prévention, selon un de ses auteurs.
L’étude, qui paraît dans le Journal de l’Association médicale canadienne, révèle que la consommation de drogues injectables constitue le plus important facteur de risque de transmission du VIH et de l’hépatite C chez les détenus des établissements provisoires ontariens.
Or ces détenus ne font généralement que de brefs séjours dans les centres provisoires avant d’être transférés ailleurs. Cela signifie qu’il existe des risques significatifs de transmission des maladies à d’autres populations, par des comportements à hauts risques comme l’injection de drogues par intraveineuse ou des relations sexuelles non protégées, souligne Liviana Calzavara, qui a participé à la recherche.
Selon l’étude, deux pour cent des détenus testés dans les établissements provisoires ontariens étaient porteurs du VIH et 17,6 pour cent étaient infectés par l’hépatite C.
Une autre étude, publiée dans le même numéro, indique qu’au Québec, 3,4 pour cent des détenus des prisons provinciales sont séropositifs et 18,5 pour cent sont infectés par le virus de l’hépatite C.
Source : Presse Canadienne Toronto
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