Hépatite E : plus courante que prévue en Europe
L’Europe n’est plus à l’abri du (HEV) qui sévissait jusqu’alors principalement dans les pays en développement tels que l’Inde ou
Selon l’OMS, il est possible que le virus se propage à partir d’animaux, « car plusieurs primates, de même que le porc, la vache, le mouton, la chèvre et les rongeurs (y) sont sensibles ». La quasi-totalité des infections sont répandues par voie oro-fécale. Pour l’OMS, la prévention passe donc par « une bonne hygiène personnelle et des normes élevées de qualité concernant l’approvisionnement en eau et l’évacuation des eaux usées ».
Mais est-ce suffisant ? Le Dr Erwin Duizer, de l’Institut national de Santé publique et de l’Environnement néerlandais, émet des doutes sur la question. Les cas d’hépatite E se multiplient en effet en Europe, au point qu’elles représentent désormais 1% des hépatites aiguës. « Un contact direct avec des pigeons infectés ou l’ingestion de viande de porcs contaminés paraît une piste plausible », a t-il souligné devant ses confrères réunis à l’Université d’Edimbourg, dans le cadre du 161ème congrès de
« D’ailleurs » poursuit Duizer, « les souches virales humaines mises au jour en Europe sont généralement très proches des HEV découverts sur des pigeons européens infectés »… D’où son appel à une « multiplication des tests diagnostics chez des patients atteints d’hépatite inexpliquée ». Rappelons que chez la femme enceinte, la maladie peut être fatale.
Source : OMS, aide-mémoire n°280, Society for General Microbiology, 3 septembre 2007
Mots-clés : Europe, hépatite E, OMS, propagation, zoonose
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