Un Centre européen pour s’attaquer au trafic de cocaïne
Hier, 30 septembre 2007, le Royaume-Uni et six autres Etats membres européens ont inauguré un nouveau centre pour s’occuper de la contrebande de cocaïne dans l’Atlantique.
Contexte:
Le porte-parole de
Il a ajouté que le cadre de la politique européenne actuelle concernant la sécurité dans l’Atlantique n’est pas assez large pour satisfaire certains Etats membres. La création de ce centre comble les lacunes pour les Etats membres qui souhaitent renforcer cette coopération.
Enjeux:
Le Portugal, l’Irlande,
Le Centre d’opération et d’analyse maritime de lutte contre le trafic de drogue (MAOC-N - Maritime Analysis and Operations Centre – Narcotics), basé à Lisbonne, est conçu pour intercepter les trafiquants qui importent des drogues d’Amérique latine et d’Afrique de l’Ouest en Europe, grâce au déploiement de troupes et de forces de police au bon moment.
Le personnel du MAOC-N sera composé de juristes professionnels et de militaires des pays participants postés à Lisbonne, ainsi que d’officiers d’Europol et des forces armées de l’US Joint Inter Agency qui joueront un rôle d’observateur et pourront échanger leur savoir-faire. Ce centre sera ouvert aux 20 autres Etats membres européens sur une base similaire.
Même si le centre a officiellement été inauguré hier, il est opérationnel depuis le 25 juillet et la coopération sur la lutte antidrogue entre ces Etats membres a commencé depuis le mois d’avril.
Un membre principal de l’agence britannique de répression de la grande criminalité organisée (Serious Organised Crime Agency - SOCA) a été nommé premier directeur du Centre.
L’annonce survient dans un climat d’inquiétude concernant l’augmentation de la consommation de cocaïne en Europe, provoquant une augmentation du trafic en provenance de l’Amérique du Sud et ce, malgré la collaboration croissante entre les forces de police européenne.
Le MAOC-N coordonnera les services de renseignement de la lutte antidrogue et aura recours à des navires de chaque marine nationale. Le Centre a déjà coordonné 22 opérations et saisi plus de 10 tonnes de cocaïne au cours d’une période d’essai de six mois, comme l’a déclaré le bureau britannique, en citant la récente interception d’un navire brésilien par la marine française agissant avec les services de renseignement britannique, comme exemple du type d’action coordonnée par le centre.
Nous ne savons pas encore si le MAOC-N permettra une coopération dans toute l’UE sur la question. Le porte-parole de
Cependant, comme l’a expliquer M. Carvalho, le MAOC-N est un accord formel et intergouvernemental entre des Etats membres de l’UE et a donné lieu à un traité qui devra être ratifié par les pays concernés.
Il a ajouté que cette initiative était ouverte à tout Etat membre de l’UE souhaitant participer.
Positions:
Le porte-parole de
Carvalho a précisé que
Vernon Croker, sous-secrétaire d’Etat britannique aux Affaires internes traitant des mesures liées au maintien de l’ordre et à la sécurité, a déclaré que le MAOC-N aiderait le Royaume-Uni à arrêter les trafiquants de drogue en partageant leurs renseignements avec d’autres pays, ainsi qu’en coordonnant des opérations aériennes et maritimes rapides, en utilisant au mieux les ressources concernant l’application de la loi et les ressources militaires pour arrêter le trafic de drogue dans l’Atlantique.
Selon lui, en ayant un rôle actif dans ce centre innovant de lutte antidrogue, nous coupons le chemin utilisé par la grande criminalité qui tente de contaminer le Royaume-Uni avec la cocaïne.
Source : EurActiv
Mots-clés : cocaïne, consommation, drogue, espagne, europe, lutte, police, politique, répression, trafic, traite
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