Évaluation de l’utilisation de la buprénorphine transdermique (patch) dans la désintoxication aux opioïdes


La revue Addiction publie un rapport de recherche faisant état des conclusions de deux équipes de chercheurs américains qui ont tenté d’utiliser des patchs de buprénorphine dans le cadre du sevrage des opioïdes chez neuf patients.

L’objectif de la recherche était d’évaluer si cette forme galénique de buprénorphine, demandant une moins grande présence à la clinique et présentant un faible potentiel de dispersion, est sûre, si elle permet une bonne biodisponilité de la buprénorphine et si elle permet de diminuer significativement les symptômes de sevrage aux opioïdes.

Les sujets volontaires ont reçu un seul patch de buprénorphine pour une durée de 3 jours. Les signes vitaux ne subissant pas de perturbation importante, il s’est avéré que les patchs étaient sûrs d’utilisation et étaient bien tolérés par les patients. Par ailleurs, les sujets ont rapporté une diminution de 50% des symptômes de sevrage durant les 3 jours d’application des patchs. Après le retrait des patchs, les symptômes de sevrage ont augmenté de façon importante. Selon les chercheurs, la biodisponibilité de la buprénorphine et la suppression des symptômes de sevrage durant la période d’application des patchs, ainsi que la réapparition des symptômes après l’exposition aux patchs, témoignent sur le plan clinique d’une activité pharmacodynamique avantageuse.

Selon eux, la buprénorphine sous forme de patchs serait donc un traitement approprié en matière de sevrage des opioïdes. Ceux-ci notent par ailleurs que cette forme galénique pourrait réduire les problèmes liés à la compliance au traitement et permettrait la délivrance de la buprénorphine tout en réduisant les risques de détournement de la médication vers l’usage illicite.

Source : Portail francophone d’appui aux professionnels, pour l’avancement des traitements de substitution

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