Nouvelle campagne de prévention de l’ivresse en Bretagne


D’après l’AFP, en Bretagne, pouvoirs publics et associations lancent des campagnes pour «ringardiser» l’ivresse, laquelle provoque de plus en plus de troubles, notamment le soir au centre des villes.

En présentant cette campagne destinée à «dénoncer les risques et à ringardiser les pratiques addictives», le maire de Rennes, Edmond Hervé (PS) a déclaré «La première drogue ici en Bretagne, c’est l’alcool».Selon la préfecture, cette campagne articulée sur deux ans, «ne vise pas à interdire toute consommation d’alcool» mais «à simplement affirmer qu’il est possible de faire la fête sans boire jusqu’à la défonce». Indiquant que depuis plusieurs années les pouvoirs publics tentent d’enrayer les dérives de la consommation d’alcool en centre ville, l’agence rapporte que selon une enquête, 48% des jeunes Bretons ont connu au moins trois états d’ivresse en un an, soit près de deux fois plus que la moyenne nationale, alors que les ivresses régulières concernent 23% des jeunes Bretons, soit près de deux fois et demi plus que la moyenne nationale.

D’après l’agence, la Bretagne détient aussi le record du nombre d’interpellations pour ivresse sur la voie publique, celles-ci étant passées de 593 entre janvier et octobre 2006 à 1013 durant la même période de 2007. L’agence qui fait également état d’un nombre préoccupant d’accidents de la route liés à l’alcool dans cette région (entre 33 et 36,2% selon les départements contre 29,4% en moyenne nationale), rapporte que pour essayer d’enrayer le phénomène, les Côtes d’Armor ont projeté cette semaine dans les cinémas un clip montrant un jeune qui part en voiture d’une fête alcoolisée pour aller chercher un copain qui finit avec une minerve dans un fauteuil roulant.

Evoquant également la distribution à Redon d’une bande dessinée de prévention aux collégiens ou la tenue tous les deux ans des «Défis des trois jours sans alcool» dans le Finistère, l’agence rapporte les explications de Florence Tual, médecin à la Ddass, «Dans le phénomène d’alcoolisation, la pression du groupe est importante. Le but de nos actions de prévention est de faire que celui qui boit ne soit plus valorisé socialement».

Source : M.I.L.D.T.

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