Alcool et cannabis en entreprise
Le Monde Economie consacre une page à «La consommation d’alcool recule dans les entreprises» et au «cannabis qui prend le relais chez les jeunes».
Si auparavant, l’alcool était un «fort marqueur identitaire, associé à des métiers durs», ce n’est plus le cas aujourd’hui: « l’alcool n’est plus politiquement correct» mais si la consommation a baissé, elle est «remplacée parfois par d’autres produits addictifs (cannabis, médicaments…)» et reste «une réelle problématique pour l’entreprise». Selon des études, 5 à 8% des salariés seraient en situation de dépendance et 15% des accidents du travail seraient imputables à un état alcoolique.
Mme Le Fessant, animatrice à l’ANPAA (Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie) note que «l’évolution positive est surtout liée au fait que, depuis 2002, l’employeur est responsable de la santé de ses salariés au travail. Il ne s’agit pas d’une obligation de moyen mais de résultat. Cela a incité les entreprises à mettre en place des démarches de prévention et d’aide». L’article pointe que si la consommation d’alcool a reculé dans les entreprises «elle est toutefois plus difficile à cerner». En d’autres termes, selon M. Olivier, spécialiste des addictions à
«Alors que la consommation d’alcool diminue dans l’entreprise, celle du cannabis aurait tendance à progresser» note Le Monde à la suite du précédent article. «Fumer un joint avec les autres salariés peut devenir un rite de passage et d’intégration à un corps». Cependant, le quotidien précise que cette consommation reste marginale: 14% des entreprises de plus de 50 salariés «auraient été confrontées à un problème en lien avec cette drogue» tout en reconnaissant que «fumer occasionnellement peut suffire pour provoquer un incident».
Les entreprises multiplie alors les contrôles, surtout pour les professions aux risques élevés (conducteurs, surveillants d’une chaîne industrielle…) et des tests de dépistages sont pratiqués à l’embauche. Reste qu’ «en termes de sensibilisation, les entreprises se trouvent souvent démunies» et qu’il est difficile pour elles de faire de la prévention au sujet d’une pratique interdite par la loi.
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