Vaud - cannabis à l’école : l’avis de la conseillère d’Etat en charge de la formation
Pour la conseillère d’Etat, l’école lutte déjà parfaitement contre le cannabis. Mais elle n’a pas à se substituer aux parents. Ni aux gendarmes.
Ridicule. Voilà le terme qui résume le mieux l’avis d’Anne-Catherine Lyon sur la proposition d’introduire des tests de dépistage cannabis à l’école. Et la conseillère d’Etat socialiste vaudoise en charge de
Faut-il introduire les dépistages de cannabis à l’école ?
Cette proposition n’a simplement aucune raison d’être et raterait sa cible. Et je trouve assez insolite que l’idée vienne de M. Haury qui, par le passé, a reproché à l’école de vouloir se mêler de tout…
L’école va donc rester les bras croisés.
Ce n’est pas du tout le cas. Et je regrette d’ailleurs que M. Haury tente de faire passer l’école pour un espace de non-droit. L’école interdit strictement toute consommation de tabac, d’alcool, de cannabis ou d’autres substances encore plus dangereuses.
C’est interdit, mais on ne peut pas prouver une prise de cannabis.
Si un élève est pris en flagrant délit, il écope d’une sanction scolaire, les parents sont avisés et le cas est dénoncé à la brigade des mineurs.
Et pour ceux qui fument un joint avant d’aller en classe ?
Maîtres, psychologues, médiateurs: les professionnels sont formés pour détecter les situations de mal-être. Puis, en incluant les parents, pour amener l’élève à une prise en charge. Mais ne confondons pas tout. L’école n’a pas à enquêter ou réunir des preuves: c’est le rôle de la justice et de la police. Et l’école ne doit ni devenir un lieu fliqué ni un espace de suspicion.
Voila la théorie. Mais, dans la pratique, pourquoi refuser un outil de plus pour lutter contre les méfaits du cannabis ?
La pratique, justement, c’est que l’école est extrêmement attentive à tous les élèves. Que des programmes de prévention, de médiation d’accompagnement sont en place. Ils donnent de bons résultats et évoluent constamment. Mais la mission de l’école est claire. D’abord instruire. Puis seconder les parents dans leur mission éducative. Seconder, pas se substituer. Ni aux éventuelles défaillances des parents. Ni à celles de la société.
La motion de M. Haury a au moins le mérite de rappeler aux jeunes que le hasch est interdit.
Ils le savent parfaitement. Je signale en passant que M. Haury ne semble pas très en phase avec la réalité. Car si la société est très attentive au problème du cannabis, elle est surtout actuellement confrontée à la «mode» qui fait que les jeunes boivent vite et beaucoup…
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