Québec - Journée mondiale du sida 2007
«Moins on juge, mieux on aide les personnes qui s’injectent des drogues à ne pas attraper ou transmettre le VIH»

La diffusion de l’affiche de la journée mondiale sida 2007 est mise en branle dès la deuxième semaine de novembre et se fait, comme d’habitude, auprès des partenaires du réseau de la santé et des services sociaux et des organismes communautaires impliqués dans la lutte contre le sida.
Cette année, pour
Chaque année depuis
Le problème est bien réel et il touche au quotidien des milliers de Québécoises et des Québécois. Au Québec, selon les dernières données disponibles, on estime que :
- environ 17 000 personnes vivent avec le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), plus particulièrement les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, les personnes qui font usage de drogues par injection et les personnes provenant de régions où le VIH est endémique;
- dont 1 000 ont contracté cette infection au cours de l’année.
Rappelons qu’une centaine de personnes meurent du sida annuellement au Québec.
La prévention des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) chez les UDI constitue une préoccupation importante pour le ministère et le réseau de la santé et des services sociaux. Dans le cadre de sa Stratégie québécoise de lutte contre le VIH, l’hépatite C et les autres ITS, le MSSS a invité les agences de la santé et des services sociaux à mobiliser les organismes communautaires, les centres de santé et de services sociaux, les hôpitaux universitaires et les pharmacies à rendre accessibles des programmes de prévention de la transmission du VIH et des hépatites B et C pour les UDI. Outre les mesures préconisées concernant la distribution et la récupération de matériel d’injection, l’éducation relative à l’injection à risques réduits, l’accès à des services psychosociaux, l’accès au condom, le traitement par la méthadone et l’insertion sociale représentent aussi des moyens efficaces de lutter contre la transmission de ces ITSS chez les UDI.
Le Québec possède maintenant un vaste réseau de 787 centres d’accès au matériel d’injection pour les UDI qui distribuent plus de 1,3 million de seringues lors des 104 000 visites des UDI par année. L’efficacité de l’accès aux seringues pour les UDI à contenir l’épidémie de VIH chez les personnes qui font usage de drogues par injection est clairement démontrée mais les défis demeurent notamment, au regard de la transmission du virus de l’hépatite C.
L’un des aspects particuliers qui nous préoccupe, est la stigmatisation à l’égard des personnes qui font usage de drogues par injection. Ces personnes ont à faire face au regard des autres, souvent empreint de préjugés causés par le fait qu’elles consomment des drogues considérées illégales. Plusieurs de ces personnes rencontrent de grandes difficultés d’adaptation sociale et ne sont pas nécessairement en mesure d’envisager de pouvoir arrêter leur consommation de drogue. Il est important de pouvoir les aider à s’en sortir, mais il est primordial qu’elles réussissent à le faire sans être infectées par le VIH ou l’hépatite C.
Voir l’affiche de la JMS
Source : Gouvernement du Québec
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