C’est officiel: Mise sur le marché du Suboxone au Canada
Par voie de communiqué de presse, la compagnie Schering Plough Canada annonçait plutôt cette semaine la mise sur le marché du Suboxone. Celui-ci devient donc le second médicament disponible au Canada pour traiter la dépendance aux opioïdes.
Premier nouveau traitement de la dépendance aux opiacés depuis plus de 30 ans
SUBOXONE(MC) est approuvé par Santé Canada et disponible comme nouveau traitement efficace et sécuritaire de la dépendance aux drogues opioides
Schering-Plough Canada inc. a annoncé aujourd’hui que, pour la première fois depuis plus de 30 ans, les Canadiennes et Canadiens qui ont une dépendance aux opioides, comme l’héroine et les analgésiques opioides vendus sur ordonnance incluant l’hydromorphone et l’oxycodone, ont désormais le choix d’un nouveau traitement efficace et sécuritaire pour combattre leur maladie. (N)SUBOXONE(MC) (buprénorphine/naloxone) a récemment été approuvé par Santé Canada et est maintenant disponible pour le traitement substitutif de la dépendance aux opioides chez les adultes. Administré sous forme de comprimé sublingual, SUBOXONE supprime les symptômes du sevrage et réduit l’état de manque provoqué par les opioides(i).
“Les quelque 125 000 consommateurs de drogues illicites au Canada ont, pour la plupart, une dépendance(ii) aux opioides et les trois quarts d’entre eux ne reçoivent aucun traitement pour leur maladie(iii). Nous avons maintenant une nouvelle option de traitement capable d’aider nos patients à gérer leurs symptômes”, a affirmé Dr François Couturier, Médecin de famille et professeur agrégé de l’Unité de médecine familiale de l’hôpital Charles-Lemoyne, à Longueuil et affilié à l’Université de Sherbrooke “De plus, du point de vue de l’innocuité, le traitement par SUBOXONE réduit le risque de consommation inappropriée par voie intraveineuse”, a-t-il ajouté.
Médicament conçu pour le rétablissement et la sécurité
Guy-Pierre Lévesque, Directeur général au Centre d’entraide Méta d’Ame, à Montréal, décrit SUBOXONE comme une nouvelle intervention qui offre un choix depuis longtemps attendu par les patients qui comptent sur un traitement médical dans le cadre de leur plan de rétablissement.
“Lorsque les patients commencent un traitement, notre but premier est de les stabiliser physiquement et socialement pour leur permettre de poursuivre le traitement, a expliqué M. Lévesque. Avec la disponibilité de SUBOXONE au Canada pour les patients dépendants aux opiacés, cette nouvelle option de traitement peut les aider à commencer à prendre leur maladie en main, à poursuivre leur cheminement vers le rétablissement.”
SUBOXONE contient de la buprénorphine et de la naloxone(iv). La buprénorphine, un antagoniste partiel des opioides, aide à gérer les états de manque associés au sevrage des opioides(i). La naloxone contenue dans SUBOXONE réduit le risque d’usage inapproprié(iv) en causant des symptômes déplaisants de sevrage lorsque le médicament est consommé de façon inappropriée par voie intraveineuse(v).
Le traitement peut inclure des doses à apporter à la maison après une période de deux mois, selon l’évaluation de la stabilité clinique de la personne et de sa capacité à conserver ses doses de SUBOXONE en lieu sûr à la maison.
“La disponibilité de SUBOXONE au Canada fait partie d’une solution longuement attendue pour notre besoin de nouvelles options de traitement pour nos patients, a déclaré Dr David Marsh, médecin en chef, Traitement médical de la toxicomanie, Vancouver Coastal Health and Providence Health Care, professeur agrégé clinique à l’Université de Colombie-Britannique et ancien président de la Société médicale canadienne sur l’addiction. Il est important d’avoir un nouveau choix de traitement, donner aux médecins une autre arme pour lutter contre la dépendance aux opioides, servira à aider les patients à gérer leur maladie.”
Pour mieux appuyer l’utilisation de SUBOXONE, Schering-Plough Canada offre un programme de formation en ligne en anglais pour les professionnels de la santé et lancera un programme de formation en français au début de l’année 2008. Ce programme de formation est conçu pour fournir aux professionnels de la santé l’information nécessaire sur l’utilisation de SUBOXONE, un soutien au dialogue médecin-patient portant sur les risques et les avantages du traitement, et l’adoption d’une approche selon laquelle les patients sont suivis de près dans le cadre d’un programme global de désintoxication reposant sur une prise en charge médicale, sociale et psychologique de leur dépendance aux opioides(v). Schering-Plough se voue à améliorer l’accessibilité par les patients à un traitement pour cette maladie. SUBOXONE doit être prescrit uniquement par des médecins qui ont de l’expérience dans le traitement substitutif de la dépendance aux drogues opioides et qui ont suivi programme agréé de formation sur SUBOXONE. Pour obtenir plus de renseignements sur ce programme, les médecins peuvent téléphoner au 1 800 463-5442 ou visiter le site www.SUBOXONECME.ca.
La dépendance aux opioides au Canada
Seulement le quart (25 p. 100) des Canadiennes et Canadiens qui ont une dépendance aux opioides suivent un traitement(iii). La consommation de drogues illicites coûte chaque année à la société plus de 8,2 milliards de dollars (services de santé et d’application de la loi, et perte de productivité au travail ou à la maison pour des raisons d’invalidité et de décès prématuré)(vi). Au cours des 10 dernières années, on a observé un changement dans l’usage de drogues illicites : un plus grand nombre de consommateurs de drogues abusent des opioides vendus sur ordonnance, tels que l’hydromorphone et l’oxycodone(vii). Ces opioides sur ordonnance proviennent directement ou indirectement du système de santé plutôt que de sources illicites de production et de distribution(viii).
A propos de SUBOXONE
Approuvé par Santé Canada en mai 2007(ix), SUBOXONE est indiqué pour le traitement substitutif de la dépendance aux opioides chez les adultes. L’intégration de la naloxone au médicament a pour but de décourager l’usage inapproprié du médicament par voie intraveineuse. Les patients à qui l’on prescrit SUBOXONE doivent être suivis de près dans le cadre d’un programme global de désintoxication reposant sur une prise en charge médicale, sociale et psychologique de leur dépendance aux opioides(iv). L’homologation de SUBOXONE se fonde sur les résultats d’une étude de quatre semaines sur la sécurité et l’efficacité, menée auprès de 326 patients avec une dose quotidienne maximum de 16mg et une étude à essai ouvert de 48 semaines sur la sécurité, menée auprès de 461 patients(*). Les comprimés sublinguaux de SUBOXONE doivent être pris une fois par jour et maintenus sous la langue jusqu’à leur dissolution(iv).
Pratiques de prescription
Les comprimés sublinguaux de SUBOXONE ne doivent être prescrits que par des médecins qui ont de l’expérience dans le traitement substitutif de la dépendance aux opioides et qui ont suivi un programme agréé de formation sur SUBOXONE. SUBOXONE étant un stupéfiant, il faut prendre toutes les mesures de sécurité nécessaires pour empêcher tout détournement des stocks de ce médicament. On a signalé des cas d’abus et de détournement de buprénorphine. Les médecins ne devraient pas prescrire les comprimés sublinguaux SUBOXONE à moins qu’une supervision de la dose quotidienne, par un professionnel de la santé, puisse être assurée, à l’exception des fins de semaines et des congés fériés, pour une période minimale de deux mois et jusqu’à ce que le patient soit cliniquement stable et en mesure de conserver ses doses de SUBOXONE en lieu sûr à la maison(iv).
Effets indésirables
Les événements indésirables liés au traitement les plus courants observés au cours des essais cliniques avec SUBOXONE sont les symptômes associés au sevrage (p. ex., la douleur abdominale, la diarrhée, les courbatures, l’anxiété et la transpiration)(iv).
Renseignements supplémentaires sur l’innocuité
L’innocuité et l’efficacité de SUBOXONE n’ont pas été établies chez les patients de moins de 18 ans et de plus de 65 ans. SUBOXONE ne doit pas être administré aux femmes enceintes ou qui allaitent ni aux patients souffrant d’insuffisance respiratoire grave, d’insuffisance hépatique grave, d’alcoolisme aigue ou de delirium tremens. SUBOXONE ne doit pas être pris avec des boissons alcoolisées ou des médicaments contenant de l’alcool. L’alcool intensifie l’effet sédatif de la buprénorphine. On doit faire preuve de prudence lorsqu’on utilise SUBOXONE avec des benzodiazépines : cette association peut être fatale, car elle peut entraîner une dépression respiratoire d’origine centrale. Par conséquent, il faut envisager une réduction de la dose d’un des médicament ou des deux. A moins que le médecin la juge nécessaire, une telle association de médicaments doit être évitée parce qu’elle risque d’être utilisée de manière inappropriée. On doit informer les patients des dangers que peut comporter l’auto-administration d’autres dépresseurs du Système Nerveux Central. SUBOXONE peut produire une pharmacodépendance semblable à celle qu’engendrent les opioides(iv).
A propos de Schering-Plough
Schering-Plough Canada inc. est une exploitation canadienne de Schering-Plough Corporation, qui compte plus de 950 employés partout au Canada. Le site Web de Schering-Plough Canada inc. se trouve à l’adresse www.schering-plough.ca.
Schering-Plough est une entreprise vouée à l’innovation dans les soins de santé, à vocation scientifique. A travers ses recherches biopharmaceutiques et ses collaborations avec des partenaires, Schering-Plough, conçoit des thérapies qui aident à améliorer des vies à travers le monde. L’entreprise applique sa plateforme de recherche et de développement à des médicaments de prescription pour les humains et à des produits de consommation ainsi qu’aux produits de soins de santé pour les animaux. En novembre 2007, Schering-Plough a fait l’acquisition de la compagnie Organon BioSciences, incluant ses divisions Organon santé humaine et Intervet santé animale, marquant un pas essentiel dans la transformation de la compagnie. La vision de Schering-Plough consiste à gagner la confiance des médecins, des patients et des clients servis par quelque 50 000 employés répartis dans le monde. Etablie à Kenilworth, dans le New Jersey, aux Etats-Unis, l’entreprise a également un site Web à l’adresse www.schering-plough.com.
Le Rouleau B suivant sera transmis selon les coordonnées indiquées ci-dessous:
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(i) Buprenorphine Sublingual and Buprenorphine and Naloxone Sublingual.
Site Web de Medline Plus. Disponible à l’adresse www.nlm.nih.gov/medlineplus/druginfo/medmaster/a605002.html. Site consulté le 3 octobre 2007.
(ii) Fishcer B, Cruz MF, Rehm J. Illicit Opioid and Its Key Characteristics: A Select Overview and Evidence from a Canadian Multi-site Cohort of Illicit Opioid Users (OPICAN). Can J Psychiatry 2006;51(10):624-634.
(iii) Fischer B, Chin AT, Kuo I, et al. Canadian illicit opiate users’ views on methadone and other opiate prescription treatment: and exploratory qualitative study. Subst Use Misuse 2002;37:495-522.
(iv) Suboxone (monographie du produit). Kirkland QC. Schering-Plough Canada inc., 2007.
(v) Subutex and Suboxone Approved to Treat Opiate Dependence. U.S. Food and Drug Administration website. Disponible à l’adresse: http://www.fda.gov/bbs/topics/ANSWERS/2002/ANS01165.html. Site consulté le 27 juillet, 2007.
(vi) Rehm J, Baliunas D, Brochu S, et al. The Costs of Substance Abuse in Canada 2002. Ottawa, ON: Canadian Centre on Substance Abuse; 2006:1. Disponible à l’adresse: www.ccsa.ca/NR/rdonlyres/18F3415E-2CAC-4D21-86E2-CEE549EC47A9/0/ccsa0113322006.pdf. Site consulté le 30 août 2007.
(vii) Haydon E, Rehm J, Fischer B, et al. Prescription drug abuse in Canada and the diversion of prescription drugs into the illicit drug market (Commentary). Can J Public Health 2005;96(6):459-61.
(viii) Fischer B, Rehm J, Patra J, et al. Changes in illicit opioid use across Canada. CMAJ 2006;175(11):1385-1387.
(ix) Renseignements sur l’Avis de conformité. Site Web de Santé Canada. Disponible à l’adresse http://www.nocdatabase.ca/. Site consulté le 6 juillet 2007.
(*) Fudala B, Rhem J, Patra J, et al. Changes in Illicit Opioid Use Across Canada. CMAJ 2006;175(11):1385-1387.
Renseignements: Julie Wu, Schering-Plough Canada inc., (514) 426-7300,
julie.wu@spcorp.com; Melissa Maloul, Cohn & Wolfe, Montréal, Bureau: (514) 845-2257, poste 228, Cell: (514) 554-5487, melissa.maloul@cohnwolfe.ca
Source : Toxico Québec
Mots-clés : Canada, dépendance, médicament, opiacés, opioïde, Schering Plough, suboxone
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