Salles d’injection pour drogués: un long combat


LUXEMBOURG - Si les habitants de Bonnevoie pétitionnent, la capitale et Esch planchent sur leur salle d’injection pour les drogués.

À Esch-sur-Alzette, un consensus a déjà été trouvé entre la Ville et le ministère de la Santé pour avoir, à terme, une salle d’injection ouverte la nuit dans le foyer de nuit qui devrait voir le jour d’ici un an et demi à deux ans, au croisement de la rue de la Fontaine et du Quartier. «À condition d’avoir tout le personnel qualifié», explique l’échevine Vera Spautz.

À Luxembourg, face à la grogne des habitants, ça patine un peu. Le groupe de travail chargé de trouver un site pour pérenniser le centre Tox-In de Bonnevoie a élargi la zone de recherche à un kilomètre de la scène des toxicomanes.

«Une douzaine de sites potentiels ont été analysés pour le centre, sur des facteurs de proximité, de faisabilité et d’urgence de la situation», explique Alain Origer, représentant pour le ministère de la Santé au sein du groupe de travail. «Les ministères de la Santé et des Travaux publics et la Ville devraient s’entendre sur une liste d’ici fin janvier. À terme, l’idée serait d’ouvrir un troisième centre dans le Nord pour couvrir les différentes zones».

Du côté des habitants de Bonnevoie, ça remue aussi. Lundi, l’association Stëmm vu Bouneweg remettra une pétition à la Chambre des députés de 4 000 à 5 000 signataires. «L’action n’est pas dirigée contre les drogués, mais nous ne voulons pas de cette structure si proche du lycée», commente Alain Biren, président de l’association qui avait d’ailleurs suggéré plusieurs sites alternatifs à moins de 500 m de la gare, tels que le parking de la gare lui-même.

Pendant ce temps, au Tox-In, la vie continue. Depuis la reprise de la polémique en octobre, l’équipe a paré à 44 overdoses.

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