Les cocktails au poppers, un zeste de viagra ou d’ecstasy
Un décret vient d’ interdire «la fabrication, l’importation, l’exportation, la mise en vente et la distribution des produits contenant des nitrites d’alkyle». Dont le fameux poppers, un vasodilatateur à inhaler, vendu dans certains milieux de la nuit ou des lieux d’expression sexuelle. Depuis 1990, des produits à base de nitrites de butyle et de pentyle furent interdits. FCC, l’unique fabriquant français a rappelé les produits encore en vente. Gageons que certains continueront de s’en procurer sur internet, comme c’est déjà le cas pour d’autres aphrodisiaques illicites.
L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies révèle que les poppers sont la substance la plus consommée des drogues illicites après le cannabis: 6% des hommes l’ont utilisé au moins une fois dans leur vie, contre 2,2% des femmes. Un homme est décédé le 17 juin, dans le sous-sol du « Dépôt », un sex-club gay ( dans les sous-sols, en général, se retrouvent dans les backrooms des amateurs de rapports sexuels en public). Il aurait pris du Viagra et inhalé du poppers. Ce qui a provoqué une hypertension artérielle responsable d’un arrêt cardiaque.L’esctasy aurait les mêmes vertus.
A la suite du vol dans un laboratoire du groupe Bayer en Allemagne, de Vardenafil, pilule contre l’impuissance, l’AFP indiquait déjà que selon le Dr Porst, responsable des tests, le médicament peut être dangereux .« Si la pilule est prise en même temps que des poppers ou de l’ecstasy, elle peut conduire à un arrêt subit du cœur »
Le décret n°2007-1636 du 20 novembre 2007 a donc établi une mesure d’interdiction de tous les poppers ; le champ d’application du décret n°90-274 du 28 mars 1990 (abrogé) se limitait aux deux principales formes. L’infraction à cette réglementation, mise en évidence lors de contrôles, est passible de sanctions pénales (contravention de cinquième classe et saisie-confiscation).
Source : Blog Courrier International
Mots-clés : ecstasy, france, poppers, viagra
Imprimer cet article


