Toxicomanie: site d’injection dans la capitale?
OTTAWA-GATINEAU (RC) - Lynne Leonard, une chercheuse de l’Université d’Ottawa, a interrogé plus de 200 toxicomanes de la capitale. Elle conclut que la création que la création d’un site d’injection supervisée serait bénéfique autant pour la santé du public que celle des toxicomanes.
Dans les faits, 4 toxicomanes sur 5 affirment qu’ils utiliseraient ou utiliseraient probablement un site d’injection sécuritaire, si un tel établissement existait à Ottawa.
Ce site leur fournirait notamment une seringue propre qu’il devrait remettre au personnel après son utilisation. L’idée d’un tel endroit est d’éliminer l’échange de seringues pour limiter la transmission de maladies comme le virus du sida ou l’hépatite C.
Mme Leonard souligne qu’Ottawa a un taux élevé de transmission de ces maladies et de plus en plus de personnes sont infectées par les deux maladies en même temps.
Ces arguments viennent appuyer l’idée de créer un site d’injection supervisé, estime la chercheuse.
Toutefois, certains citoyens du centre-ville, qui se plaignent de ramasser constamment des seringues utilisées par des toxicomanes dans leurs rues et ruelles, sont loin d’être convaincus par le projet.
Par exemple, la famille Grinham, qui habite près du marché By au centre-ville d’Ottawa, ramasse depuis des années des seringues souillées dans les rues et les parcs. Ce qu’il faut, ce n’est pas un endroit pour encourager la consommation de ces drogues, mais plus d’argent pour le traitement de ces toxicomanes, souligne Lisa Grinham.
Mme Leonard croit également qu’il faudrait plus de traitements, mais également un site d’injection supervisé.
Source: Radio-Canada.ca
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