Une étude wallonne sur la cyberdépendance
Le ministre wallon de
Les champs des assuétudes ne couvrent plus seulement les drogues (amphétamines, cannabis, cocaïne, hallucinogènes, opioïdes), l’alcool, le tabac, les sédatifs, hypnotiques et anxiolytiques, ou encore les jeux. Ils comptent aussi la cyberdépendance, consécutive aux effets pervers liés aux Nouvelles Technologies de l’Information et de
Selon l’AWT (Agence Wallonne des Télécommunications), en 2006, 67% des Wallons ont utilisé un ordinateur, ce qui représente une augmentation par rapport à 2005 (64%) et 2004 (62%). En 2006, 55% des Wallons âgés de 15 ans et plus disposaient d’Internet à leur domicile.
“Le développement des NTIC permet des échanges rapides et anonymes, non-engageants et peut par là-même se révéler être la source de nouveaux comportements addictifs”, souligne Didier Donfut, soulignant que “ces conduites addictives ne se qualifient pas en terme de durée de temps passé devant Internet mais davantage par la perte de maîtrise, la perte de liberté de s’abstenir”.
Mesures
Le jeu, le chat, l’achat compulsif, le cybersexe, les jeux en réseaux, etc. sont ainsi pointés du doigt par le ministre, qui estime qu’il est temps de prendre des mesures, avant même le nouveau décret qui devrait être approuvé début 2009.
Pour mieux coller à la réalité, Didier Donfut a lancé un appel à projets, portant sur une enveloppe de 1,2 million d’euros, qui s’articule autour de deux axes. D’une part, un projet de recherche sur la cyberdépendance et les effets néfastes liés aux NTIC, afin de réaliser un inventaire de la littérature scientifique nationale et internationale mais aussi des actions concrètes actuelles développées par les experts sur le sujet.
“L’étude a pour finalité de proposer à l’autorité politique des recommandations et des propositions d’actions permettant de mener une politique efficace et efficiente sur ce nouveau type de comportement”, a précisé le ministre.
Thématiques
L’autre axe, qui porte sur une enveloppe de 1,050 million d’euros et s’adresse à tous les services spécialisés en assuétudes (agréés et non-agréés) et aux services de santé mentale spécialisés en toxicomanie (on en recense sept en Région wallonne).
L’appel à projet se décline à travers ces différentes thématiques (les stratégies de réduction des risques; les projets visant à améliorer la prise en charge des problèmes d’assuétudes en ambulatoire ; l’accompagnement thérapeutique, ou non, des parents en souffrance, etc.), avec une attention toute particulière portée aux projets innovants.
Un groupe de travail parlementaire sera également mis en place en septembre, afin de réfléchir à politique future dans le domaine des assuétudes et d’établir les priorités de demain. Pour bien cerner les besoins sur le terrain, il sera enrichi par la collaboration d’experts et la visite des membres du Groupe sur le terrain. (belga/7sur7)
Source: www.7sur7.be
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