Stupéfiants: les opposants dénoncent la révision de la loi


Berne - Promouvoir l’abstinence est la meilleure solution pour lutter contre les ravages de la drogue. Forts de cette conviction, les opposants à la révision de la loi sur les stupéfiants ont lancé leur campagne référendaire vendredi à Berne.

Pour le comité “Non à la loi révisée sur les stupéfiants”, la politique des quatre piliers (prévention, thérapie, aide et répression), désormais ancrée au niveau du droit, a failli. Il conteste également la poursuite et l’extension de la distribution médicale d’héroïne aux personnes fortement dépendantes.

Les effets pervers du système sont minimisés, alors que la drogue est un puit sans fond, y compris pour l’Etat et les proches des toxicomanes, a dénoncé la députée UDC au Grand Conseil bernois Sabina Geissbühler. Au lieu de continuer de libéraliser la politique de la drogue, il serait plus efficace de viser l’abstinence, selon elle.

Le comité a interrompu sa conférence de presse après l’intervention de Mme Geissbühler faute de journalistes dans la salle. Outre la Bernoise, une enseignante vaudoise devait prendre la parole. Dans son texte écrit, Françoise Longchamp s’inquiétait de la légèreté des jeunes face à la consommation de drogues et à ses conséquences sur les plans social, physique et psychique.

Soutenue par plusieurs associations, l’Union démocratique fédérale (UDF) est à l’origine de ce référendum. Le comité, coprésidé par les conseillers nationaux Christian Waber (UDF/BE) et Toni Bortoluzzi (UDC/ZH) notamment, comprend une quarantaine de membres, dont une bonne partie d’UDC. Leurs collègues Claude Ruey (PLS/VD) et Luc Barthassat (PDC/GE) en font aussi partie. Les 50′000 signatures doivent être réunies d’ici le 10 juillet.

SDA-ATS

Source: www.swissinfo.ch

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