Pas de différence d’efficacité entre les deux traitements de l’hépatite C


WASHINGTON - Les deux traitements médicaux utilisés contre l’hépatite C chronique sont d’une efficacité similaire, selon les résultats d’une étude clinique étendue publiée mercredi aux Etats-Unis.

L’essai clinique mené avec 3.070 Américains adultes dans la quarantaine, pour la plupart, montre que les deux thérapies antivirales sont sans risque et offre la meilleure approche pour éviter une défaillance du foie, voire le décès du malade, écrivent les auteurs de cette étude parue dans la version en ligne du New England Journal of Medicine datée du 22 juillet.

“Les médecins et les malades disposent désormais de faits solides pour comparer l’efficacité, la sûreté et les effets secondaires de ces deux thérapies”, explique dans un communiqué le Dr Mark Sulkowski, directeur du centre sur l’hépatite virale à la faculté de médecine Johns Hopkins à Baltimore (Maryland, est), un des principaux coauteurs de l’étude.

Les auteurs se disent surpris de ne trouver “aucune différence majeure” entre ces deux traitements pour supprimer la charge virale à un niveau indétectable dans le sang.

L’hépatite C est transmise par contact avec le sang ou d’autres fluides du corps d’une personne infectée, lors de rapports sexuels, de partages de seringue chez les toxicomanes ou d’utilisations partagées par exemple d’une brosse à dent.

Cette infection tue plus de 10.000 Américains chaque année. On estime que quelque 180 millions de personnes sont infectées dans le monde dont quatre millions aux Etats-Unis. L’hépatite C est la principale cause de défaillance hépatique et de transplantation du foie.

Ces deux traitements standard de 48 semaines –peg-interféron alfa-2b (une protéine produite par le système immunitaire) combiné à la ribavirine (un antiviral) ou peg-interféron alfa-2a avec de la ribavirine– ont permis une guérison totale dans 39,8% et 40,9% des cas respectivement, une différence statistique jugée insignifiante, précisent les auteurs.

Les effets secondaires comme l’anémie, la fatigue, des maux de tête et la dépression ont été communément observés chez les participants à cette étude.

De 10 à 13% de ces patients ont cessé le traitement dans les deux cas en raison des effets secondaires, des proportions “attendues avec ce type de thérapies”, relève le Dr Sulkowski.

Les auteurs de cette recherche soulignent que les personnes commençant l’un ou l’autre des traitements tôt ont des niveaux de guérison plus élevés.

L’efficacité comparée de ces deux bi-thérapies faisait l’objet d’une vive controverse, chacun des deux laboratoires pharmaceutiques cherchant à convaincre de la supériorité de son traitement alors que ce marché est estimé à environ trois milliards de dollars par an aux Etats-Unis.

La firme Schering-Plough commercialise le peg-interféron alfa-2b sous le nom Pegintron et le laboratoire suisse Roche vend le peg-interféron alfa-2a avec l’appelation Pegasys.

Cette étude a aussi confirmé, mais sans l’expliquer, que les Noirs, qui comptent pour près de 20% des participants de l’étude, ont de moins bons résultats avec ces bi-thérapies, même quand ils les commencent tôt.

La prochaine génération de traitements de l’hépatite C, le boceprevir de Schering-Plough et le teleprevir des groupes américain Vertex et Johnson and Johnson, pourra être comparée aux thérapies existantes grâce à cette étude, selon ces médecins.

Source : AFP

Mots-clés : , , ,
Imprimer cet article Imprimer cet article

Liens et Informations

Entrer en lice en commentant, suivant ce que les autres ont a dire, ou en y référant depuis votre blog.


Autres articles
Des distributeurs de méthadone dans les prisons britanniques
L’usage du crack se banalise en Ile-de-France

Commentaires de lecteurs

tytycikeb…

Scary Pop Up Mazes