Drogues: l’illusion de l’homogénéité


STUPEFIANTS. Près de sept Suisses sur dix ont avalisé ce week-end la politique des quatre piliers de la Confédération en matière de drogue. Ils devraient être à peine moins nombreux à refuser l’initiative pour la dépénalisation du chanvre.

Cette homogénéité vient renforcer l’image, dessinée à la fin des années 1990 avec le rejet des initiatives «Pour une jeunesse sans drogue» et «Droleg», d’une Suisse unie derrière une politique de la drogue caractérisée par le pragmatisme et une forme de juste milieu entre laisser-aller et tout répressif.

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Drogues: plébiscite pour le statu quo


STUPEFIANTS. L’inscription des quatre piliers dans la loi a obtenu l’approbation de 68% des votants. L’initiative pour la dépénalisation du cannabis est rejetée au score à peine inférieur de 63,2%.

Oui à la politique des quatre piliers, non à une dépénalisation du cannabis. Les deux décisions sont sans appel: 68% pour la première, 63,2% pour la seconde et s’imposent sans Röstigraben ni même dissidence cantonale.

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Le GREA appelle à un renouveau du débat sur les drogues


Le 8 juillet 2007, lors de la première votation de ce type en Suisse romande, les lausannois ont refusé le projet d’amélioration du dispositif d’aide aux personnes toxicomanes comprenant le fameux local d’injection. Si le résultat est clair et qu’il n’y a pas matière à y revenir, le GREA se permet cependant quelques observations, afin d’encadrer le débat futur qui s’annonce sur les alternatives au projet.

La confusion des niveaux législatifs
Nous vivons en Suisse dans un système fédéral à trois niveaux, où les responsabilités et les prérogatives sont clairement définies entre la Confédération, les cantons et les communes. En matière de toxicomanie, il n’appartient pas à ces dernières de dessiner de manière autonome l’entier d’une politique drogue. Celle-ci dépend avant tout du niveau fédéral, qui encadre les pratiques locales par une législation cadre (la LStup, qui est en train d’être révisée par les chambres). Elle est ensuite mise en œuvre par les cantons, qui selon les spécificités locales, vont aménager leur propre vision sur l’ensemble du territoire cantonal. Les communes ont un rôle important certes, mais centré avant tout sur l’encadrement social, sanitaire et sécuritaire des personnes toxicomanes. Une réorganisation complète de la politique drogue, telle que proposée durant la campagne par les opposants, ne peut donc pas être mise en œuvre à l’échelle de la seule ville de Lausanne sans un réaménagement complet des législations et des pratiques cantonales et fédérales.

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A propos

Cette « revue de presse de première ligne» sur le thème des dépendances, des toxicomanies, des drogues, des addictions est une synthèse de l'actualités, des analyses et opinions des médias. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de son auteur. Pour information, la revue de presse de Première ligne est réalisée à partir de la presse quotidienne nationale et internationale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels, et de différents sites internet.