Pourquoi on devient «accro» à la cocaïne


Drogue réputée récréative, la cocaïne n’engendre pas la dépendance chez tous les usagers. Pourquoi certains s’en tiennent à une consommation occasionnelle alors que d’autres ne peuvent plus s’en passer ? Une équipe de l’Université de Genève apporte un début de réponse. Sous la direction du professeur Christian Lüscher, de la Faculté de médecine, les chercheurs ont étudié l’activité neuronale des souris et les changements comportementaux qui imitent la rechute dans la drogue. Leur étude est publiée lundi en ligne dans la revue Nature Neuroscience.

La cocaïne modifie les connections entre les neurones par son action dans le centre de récompense. Les chercheurs genevois ont identifié un mécanisme de défense qui permet au cerveau de retourner à la normale.

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Arrêt du tabac : pourquoi les substituts nicotiniques ne suffisent pas


Une équipe de recherche du CNRS et du Collège de France, conduite par Jean Pol Tassin, directeur de recherche à l’Inserm, vient de prouver que la nicotine ne suffit pas, à elle seule, à déclencher un état de dépendance chez les fumeurs. Même si cette substance est considérée comme le principal composant responsable des propriétés addictives du tabac, d’autres produits interviennent. Ce travail vient d’être publié dans l’édition avancée en ligne du Journal of Neuroscience .

Pour tenter de comprendre le très fort potentiel addictif du tabac, les chercheurs parisiens se sont intéressés à ses différents composés. Et ils ont montré que c’est l’association de nicotine avec les inhibiteurs de monoamine oxydases (IMAO), contenus eux aussi dans l’herbe de Nicot, qui l’explique. Plus précisément, ils montrent que les IMAO annulent en quelques fractions de secondes l’action d’une protection naturelle que possèdent certains neurones vis-à-vis de la nicotine. Et sans cette protection, ces neurones sont suractivés par la nicotine et ils déclenchent le processus de dépendance.

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«Le progrès a consisté à sortir de la logique du tout ou rien»


Développé au début autour de la consommation abusive d’opiacés et de cocaïne, le concept de dépendance s’est généralisé. Des produits légaux comme le tabac et l’alcool ont trouvé place dans le catalogue des drogues engendrant la dépendance, où l’on trouve encore le cannabis et de nombreux médicaments psychotropes comme les barbituriques, les benzodiazépines ou les amphétamines. On parle même aujourd’hui d’addictions sans produit pour des comportements compulsifs comme, par exemple, la fièvre des casinos et des loteries. Le point avec Olivier Simon, médecin associé au service de psychiatrie communautaire du CHUV et responsable du Centre de jeu excessif.

Le Temps: Dépendance, addiction, deux mots pour dire la même chose?

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L’addiction, du sable dans les rouages neuronaux


Les dernières découvertes dans le domaine des neurosciences mènent à considérer l’addiction comme un dérèglement des mécanismes d’apprentissage. En lien avec une modulation anormale de la transmission neuronale.

On peut être «accro» à de nombreuses substances - cocaïne, nicotine, alcool -, mais aussi au sexe ou encore au jeu. Toutefois, au niveau du cerveau, il s’agit bien d’une seule et même maladie car elle concerne les mêmes structures nerveuses. Soit des modifications au niveau de la synapse, la zone de contact fonctionnelle entre deux neurones.

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Effets durables des substances addictives : un nouveau mécanisme mis au jour


Jean-Antoine Girault, Directeur de l’Institut du Fer-à-Moulin (U839), centre de recherche de l’Inserm et de l’Université Pierre- et Marie-Curie, et ses collaborateurs viennent de mettre au jour un nouveau mécanisme moléculaire qui explique l’influence, sur le cerveau, de substances telles que la cocaïne.

Les substances qui entraînent une dépendance (substances addictives) telles que la cocaïne, la morphine, les amphétamines exercent leurs effets sur le cerveau en détournant un système normal d’apprentissage auquel participe la dopamine, un transmetteur de « messages » chimiques entre neurones. Cet apprentissage fait notamment intervenir des modifications d’expression de gènes dans des régions cérébrales bien précises. Jean-Antoine Girault, Directeur de recherche à l’Inserm et son équipe viennent de mettre en évidence un nouveau mécanisme par lequel la dopamine est à l’origine de ces modifications au niveau du noyau des neurones. Ces travaux, publiés dans la revue Nature à l’adresse http://dx.doi.org/10.1038/nature06994, permettent de mieux comprendre les mécanismes normaux d’apprentissage et leurs « détournements » par les substances psychoactives. Ils pourraient aussi ouvrir, à terme, de nouvelles perspectives pour le traitement de maladies dans lesquelles la dopamine est impliquée.

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A propos

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